En route en mai 2026: Jour 4
- suecathie6
- il y a 17 heures
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La bonté de Dieu qui dérange notre logique
Jour 4 - Mardi 5 mai
Lecture biblique: Matthieu 20 v 1 - 16 (4eme réflexion)

Nous vivons dans un monde où tout semble fonctionner selon le principe du mérite. Pourtant, Dieu ne se limite pas à cette logique. À travers une simple question posée dans une parabole, il nous invite à revoir notre regard sur la liberté de Dieu d’être bon, tout simplement.
Réflexion
« Ne m’est-il pas permis de faire de mes biens ce que je veux ? Ou vois-tu d’un mauvais œil que je sois bon ? » Quelle question, quand même !
C’est le maître de la vigne qui dit ça à ses ouvriers. Et on comprend vite : le maître, c’est Dieu… et les ouvriers, c’est nous. Peut-être qu’on devrait afficher ce verset quelque part — sur le frigo, sur un bureau — juste pour se rappeler qui est vraiment aux commandes. Parce que dire « Seigneur », c’est facile… mais est-ce qu’on le pense vraiment ? Surtout quand ça ne va pas dans notre sens ?
On vit dans un monde où tout tourne autour du mérite. Je travaille bien, j’ai mon diplôme. Je m’investis, j’obtiens une promotion. Je me comporte correctement, on me traite bien. Logique. Cause et effet. Et d’ailleurs, le livre des Proverbes en parle souvent. Heureusement, parce que sans ces repères, la vie serait franchement chaotique. On a besoin de cette forme de cohérence : faire un effort et en voir le fruit, que ce soit dans la vie spirituelle ou ailleurs.
Mais voilà… même si ça, c’est vrai, on se trompe si on pense que Dieu est obligé de fonctionner uniquement comme ça. Il reste libre d’être bon, généreux, compatissant — même quand, objectivement, ce n’est pas « mérité ».
Curieusement, ça ne nous dérange pas trop quand il s’agit du salut — le nôtre ou celui des autres. Là, on est bien contents que la grâce dépasse le mérite ! Mais dès qu’il s’agit de choses concrètes, ici-bas, accordées à quelqu’un qui ne les “mérite pas”… ça coince. On peut vite ressembler aux ouvriers de la première heure, ou au frère aîné dans l’histoire du fils prodigue.
Et si, au lieu de grincer des dents, on voyait ces situations autrement ? Comme un rappel. Un rappel que Dieu a été infiniment bon avec nous aussi. Bien au-delà de ce que nous méritions. Et que cette bonté, on la voit pleinement dans ce que Jésus a fait pour nous à la croix.
Pépite en plus pour les leaders et ceux qui portent une responsabilité dans l'église
En tant que responsables, nous travaillons souvent très dur. Et nous ne voyons pas toujours le fruit de nos efforts. Même si nous avons la maturité de nous réjouir avec ceux pour qui tout semble bien aller dans leur église, il peut nous arriver de nous poser la question : pourquoi est-ce que je ne vois pas la même chose dans mon église ?
Cela peut rapidement nous pousser à vouloir prier davantage, lire plus notre Bible, jeûner plus — comme si ces choses pouvaient, à elles seules, attirer la bénédiction de Dieu et apporter des réponses à nos défis. Bien sûr, il y a des pratiques qui favorisent un climat dans lequel le Saint-Esprit est libre d’agir parmi nous. Mais ce que j’ai compris, c’est que, dans le domaine spirituel, le principe de cause à effet n’est pas aussi direct que dans le monde naturel. C’est parfois comme si Dieu entendait nos prières et les cris de notre cœur… et répondait d’une manière complètement différente de ce que nous avions demandé. Il aime nous surprendre.
Dieu nous appelle à rester fidèles : prendre soin du troupeau, lui obéir surtout lorsque personne ne nous voit, nous réjouir, préserver l’unité de l’Esprit avec nos frères et sœurs. Et dans tout cela, Dieu prend plaisir à répandre sa bonté sur nous, sur notre Église — sans que nous puissions dire : « c’est parce que j’ai jeûné, prié, mémorisé la Bible, ou donné plus de mon temps, mon énergie ou mon argent ».
Je suis convaincue que Dieu cherche des personnes qui savent, sans l’ombre d’un doute, que toute bénédiction céleste est un débordement de grâce qui vient du cœur du Père — et non une validation de nos efforts.


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