En route en mai 2026: Jour 2
- suecathie6
- il y a 3 jours
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Face à l'injustice, seule la grâce de Dieu suffit
Jour 2 - Samedi 2 mai
Lecture biblique: Matthieu 20 v 1 - 16 (2eme réflexion)

Les paraboles de Jésus ont cette capacité de venir éclairer notre cœur et de révéler ce qui s’y cache. Elles nous invitent à aller au-delà de nos réactions spontanées pour mieux comprendre la pensée de Dieu — mais alors, comment choisissons-nous d’y répondre surtout lorsqu’il est question de justice?
Réflexion
J’aime beaucoup les paraboles, car elles m’invitent à creuser pour en tirer un véritable enseignement. Ce sont comme des diamants aux multiples facettes : à chaque mouvement, la lumière y révèle un nouvel éclat. Elles sont un vrai régal et, en même temps, un miroir placé devant moi, où l’image que je découvre dans ma réflexion n’est pas toujours très flatteuse.
Hier, c’est l’aspect de la justice qui m’a particulièrement interpellée. Je m’écrie si vite « ce n’est pas juste », comme si j’étais capable de discerner parfaitement ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Mais en y réfléchissant de plus près, Jésus est le seul qui pourrait vraiment dire « ce n’est pas juste », car il est le seul à n’avoir jamais fait de mal et à avoir souffert injustement pour des fautes qu’il n’a pas commises.
Même s’il m’arrive parfois d’avoir raison de penser « ce n’est pas juste » face à certaines situations, cela pourrait m’aider à mieux les vivre si je pensais immédiatement au sacrifice de Jésus et à ce qu’il a accepté comme injustices. Je serais alors plus consciente que ce que je considère comme normal en tant qu’enfant de Dieu — pouvoir m’adresser à lui, connaître son amour, être remplie de l’Esprit, vivre sous sa protection, marcher dans la joie et la paix — est en réalité un ensemble de bienfaits qui me sont accordés grâce à l’injustice que Jésus a subie.
Voilà de quoi réfléchir. .
Pépite en plus pour les leaders et ceux qui portent une responsabilité dans l'église
Et pour nous qui portons des responsabilités, nous sommes souvent la cible de paroles injustes. Les personnes que nous essayons d’aider interprètent mal ce que nous disons ou faisons, et nous recevons des critiques injustifiées. Que faire ? Dieu nous demande de continuer à aimer ces personnes et à les bénir. Nous n’avons pas le choix. Jésus nous appelle à suivre son exemple. Et que dit-il sur la croix ? « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Cela me fait penser à Moïse, qui s’est mis en colère contre le peuple d’Israël — un peuple ingrat, exigeant et difficile à conduire. Moïse a perdu patience face à ce peuple qui avait soif et qui le critiquait vivement. On lit ce récit dans Nombres 20, versets 1 à 13.
Dieu demande à Moïse de parler au rocher, mais Moïse choisit de le frapper — et même deux fois. Par cette action colérique, Moïse a mal représenté la sainteté et la bonté de Dieu car Dieu voulait donner de l’eau à son peuple comme un acte de miséricorde et de grâce.
Dieu ne prend pas à la légère le fait d’être mal représenté. À cause de sa réaction face aux critiques injustifiées du peuple, Moïse a perdu le droit d’entrer dans la terre promise. Nous n’avons pas le droit de laisser notre propre colère ou nos propres blessures s’exprimer contre le peuple de Dieu qui nous est confié. La barre est placée haute.
Encore de quoi réfléchir.


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