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En route en mai 2026: Jour 17

  • suecathie6
  • il y a 4 jours
  • 3 min de lecture

Mieux faire un peu que rien du tout

Jour 17 - Mercredi 20/jeudi 21 mai

Lecture biblique:  Luc 19 v 11 - 28


Le serviteur a été condamné car il n’a rien fait du tout. Jésus est le maître, nous sommes ses serviteurs. Il s’attend à ce que nous obéissions à ses paroles, même juste un minimum. Il travaille avec ce qu’on lui donne, aussi petit que cela puisse être.






Réflexion



Les paroles du serviteur qui n’a rien fait avec sa pièce d’or sont quand même frappantes : « J’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère. » C’était la perception du serviteur, mais avait-il raison ? Le maître était-il vraiment un homme sévère ? Le serviteur devait-il réellement être paralysé à ce point par la peur de son maître ?


Quand on y pense, cet argument n’est pas très logique. Si le maître était vraiment dur, le serviteur aurait justement fait de son mieux pour faire fructifier sa pièce d’argent. Quand on craint quelqu’un, on ressent la pression d’agir afin de ne pas attirer sa colère. Et n’oublions pas que l’histoire décrit la relation entre un serviteur et son maître : le serviteur n’avait pas le choix d’obéir ou non. Il était tenu de faire ce que son maître lui ordonnait. Or l’ordre était clair : « Fais valoir la mine que je te donne. » De quel droit le serviteur a-t-il décidé de désobéir ? Son attitude aurait choqué ceux qui écoutaient cette parabole. C’était quelque chose d’impensable : désobéir à son maître.


La parabole nous fait comprendre que le maître était loin d’être un homme sévère, quelqu’un qui exige des choses impossibles des plus timides. En réalité, il plaçait la barre très bas : « Tu aurais pu mettre mon argent à la banque, et à mon retour je l’aurais retiré avec intérêt. » La demande n’était pas au-delà des capacités du serviteur, mais celui-ci n’a même pas essayé de faire le minimum. Il s’est braqué, et il a alors commis deux fautes graves : premièrement, il a désobéi à son maître ; deuxièmement, il a porté atteinte au caractère bienveillant de celui-ci.


Je crois que la leçon à retenir est claire : faire un peu vaut nettement mieux que ne rien faire du tout. Certes, Dieu a richement béni les deux serviteurs qui ont fait fructifier leur mine de manière extraordinaire, mais ce ne sont pas eux les personnages principaux de cette histoire. Jésus s’adresse ici à ceux qui ne se sentent pas capables de faire grand-chose. Il montre que la barre n’est pas placée si haut que personne ne puisse au moins faire quelque chose. Pas d'excuse alors !


Creusons un peu plus ....


Cette parabole me parle, car je crois qu’elle va à l’encontre du perfectionnisme — qui peut être un véritable fléau dans le monde chrétien. Beaucoup de chrétiens refusent de faire certaines choses par peur de ne pas être à la hauteur. On peut facilement tomber dans le piège de ne pas se lancer, parce que nous pensons ne pas avoir le temps, l’énergie ou les ressources nécessaires. Cela peut être vrai, mais ne sommes-nous pas en train de placer la barre trop haut ?


Parfois, il faut juste faire quelque chose, ne serait-ce qu’un minimum qui nous semble assez facile, car il peut faire fructifier ce petit geste. Mais si nous ne faisons rien, alors il n’a rien avec quoi travailler. La multiplication des pains illustre très bien ce principe.

 
 
 

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