En route en mai 2026: Jour 5
- suecathie6
- 6 mai
- 3 min de lecture
Des ouvriers motivés par la compassion
Jour 5 - Mercredi 6 mai
Lecture biblique: Matthieu 9 v 35 - 38

Aujourd’hui, je vous partage ce que j’apprends peu à peu sur l’évangélisation au quotidien. Tout commence par une simple conversation, une oreille attentive, et le courage de faire un premier pas vers quelqu’un. Jésus est déjà à l’œuvre — il cherche simplement des ouvriers disponibles.
Réflexion
Jésus était profondément rempli de compassion pour les personnes perdues. Quand il regardait une foule, il ne voyait pas une masse anonyme. Il voyait des individus, chacun avec son histoire, chacun en manque d’un berger.
Je suis convaincue que beaucoup d’entre nous désirent être les ouvriers dans la moisson pour lesquels Jésus prie. Mais souvent, nous nous sentons démunis. Nous ne savons pas par où commencer. Pourtant, il y a quelque chose de très spécifique dans la manière dont Jésus envoie ses disciples. Il ne leur dit pas d'aller vers tous. Il les envoie avec une mission précise : aller vers « les brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu 10.6).
Nous ne pouvons pas aller vers tout le monde. Nous sommes limités par le temps et l’espace. Si nous parlons à une personne, nous ne pouvons pas, au même moment, parler à une autre. Alors la vraie question est celle-ci : vers qui Jésus nous envoie-t-il aujourd’hui ?Vers nos collègues ? Nos voisins ? Les mamans qui attendent leurs enfants devant l’école ? Les personnes marginalisées ? Nos coéquipiers au club de foot ? Nos copains de classe?
Peu importe à qui nous sommes envoyés, Jésus nous appelle à faire le premier pas, à sortir de notre zone de confort. Cela me rappelle ce que nous avons vu hier : Jésus cherche encore des ouvriers pour sa vigne, et son appel passe à travers nous. Le maître sort plusieurs fois, incapable de rester tranquille tant que des personnes attendent encore d’être embauchées. Face à la détresse autour de nous,ne restons pas passifs.
Et comme je le partage dans la vidéo, lorsqu’une personne nous confie ses difficultés — ce qui arrive souvent quand nous prenons vraiment le temps d’écouter — une belle porte d’entrée peut être cette simple question : « Est-ce que vous avez une foi qui vous aide à traverser cette épreuve ? » Ensuite, laissons le Saint-Esprit guider la conversation. Faisons-lui confiance. Il demeure en nous. Et laissons la compassion de Jésus agir à travers nous envers la personne qui se tient devant nous. Sans script, sans pression — juste la compassion.
Pépite en plus pour les leaders et ceux qui portent une responsabilité dans l'église
Dieu est à l’œuvre, et la moisson est bien là. Alors quel est mon rôle ? Quel est notre rôle, en tant que responsables ? Je me suis beaucoup interrogée sur la manière d’obéir à ce que Jésus demande à ses disciples. Car on le constate tous : prêcher en plein air dans un parc, devant une gare ou dans un centre commercial risque aujourd’hui davantage de faire fuir les gens que d’attirer les foules. Alors comment annoncer la Bonne Nouvelle ? C’est une question qui m’habite beaucoup en ce moment.
J’ai commencé à aller dans un parc près de notre église, pour demander en toute simplicité aux personnes si elles accepteraient d’avoir une conversation avec moi autour de la spiritualité. Certaines répondent avec plaisir, et l’échange commence. D’autres n’en ont aucune envie, et je les laisse tranquilles avec un sourire et un simple « bonne journée ». Il me semble que les versets 13 et 14 du chapitre 10 montrent justement qu'on ne doit pas insister lorsque quelqu’un ne souhaite pas nous recevoir.
Avec ceux qui le souhaitent, la conversation commence. Sans script, sans pression — juste l’écoute et l’échange, avec une oreille attentive à la personne et l’autre au Saint-Esprit.
Parfois, une porte s’ouvre pour partager le message du pardon et de la réconciliation avec Dieu. Parfois, c’est une occasion de prier avec quelqu’un. Et parfois même, je peux confronter certaines fausses idées qui empêchent une personne d’avancer vers Jésus. La moisson est là. Ma prière, c’est que Jésus me montre comment être son ouvrière dans notre génération. Et je vous encourage à faire la même prière.


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