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En route en mai 2026: Jour 11

  • suecathie6
  • 13 mai
  • 2 min de lecture

La grâce qui prend les devants

Jour 11 - Mercredi 13 mai

Lecture biblique:  Luc 19 v 1 - 10


La rencontre de Jésus avec Zachée nous rappelle que la grâce de Dieu ne dépend jamais de notre mérite. Comme Zachée, nous sommes invités à descendre de nos cachettes pour accueillir un Dieu qui prend toujours l’initiative de nous aimer.





Réflexion



On peut tirer tellement de choses de la rencontre de Jésus avec Zachée, et nous allons sans doute rester quelques jours dans ce passage avant d’aller plus loin dans l’Évangile de Luc.

Ce qui m’a frappée aujourd’hui, ce sont les différences entre la rencontre de Jésus avec l’aveugle et celle avec Zachée. Avec l’aveugle, Jésus est très direct : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle doit parler, exprimer clairement ce qu’il attend de Jésus.

Mais avec Zachée, c’est tout autre chose. Jésus s’invite sans qu’aucune demande n’ait été faite. Il lui dit : « Zachée, hâte-toi de descendre, car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. »


Zachée pensait probablement pouvoir rester caché dans son arbre, observer de loin sans être remarqué… mais Jésus le fait descendre et le met en pleine lumière.


Cela me fait penser à la femme atteinte d’une perte de sang. Elle aussi espérait rester discrète, invisible au milieu de la foule — et pourtant Jésus la fait passer au premier plan.


Zachée et cette femme étaient tous les deux rejetés et méprisés, mais pour des raisons complètement opposées. Zachée, qu’on pourrait comparer à un banquier corrompu, avait largement participé à sa mauvaise réputation. La femme, elle, n’avait rien fait de mal. Elle souffrait depuis des années et avait tout essayé pour être guérie, sans succès. Et pourtant, Jésus accueille les deux avec le même amour.


Si on est honnêtes, notre cœur va beaucoup plus facilement vers la femme — ou vers l’aveugle rencontré hier — que vers un homme qui s’enrichissait sur le dos des pauvres en collaborant avec l’occupant romain. Humainement parlant, il n’y avait pas grand-chose d’aimable chez Zachée. Et pourtant… la grâce de Dieu l’a rejoint lui aussi.


Parce que la grâce commence toujours par l’initiative de Dieu. Elle ne dépend pas de nous. Et franchement, quelle pensée libératrice ! Nous aussi, comme Zachée, nous vivons au bénéfice de la bonté et de la grâce de Dieu. À nous aussi Jésus dit : « Il faut que je demeure dans ta maison. » Personne n’est allé trop loin pour que la grâce de Dieu ne puisse encore le toucher et le transformer.


Creusons un peu plus ....


Avons-nous commencé la vie chrétienne avec beaucoup de joie et de reconnaissance, puis, petit à petit, nous avons accueilli l’idée que la bonté de Dieu dépend quand même un peu de nous ? De notre sérieux, de nos efforts, de notre maturité spirituelle, de nos disciplines… même si nous ne le dirions jamais aussi clairement ?


Mais rien ne dépend de notre mérite. Tout déborde du cœur du Père envers ses enfants.

Cela ne veut pas dire que nos bonnes actions ne comptent pas — mais elles devraient toujours être une réponse à l’amour de Dieu, jamais une manière d’essayer de le mériter. Penser à Zachée de temps en temps ne nous ferait pas mal!





 
 
 

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